mercredi 6 février 2013

L'aube du désert

L’aube du désert nous mène de nouveau à la rencontre de Waris Dirie, partageant sa vie entre Londres, New York, l’éducation de son fils et ses interventions dans des conférences sur les droits de la femme, contre l’excision.
Mais sa récente maternité a suscité en elle des sentiments antagonistes. Elle qui avait fui la Somalie pour échapper à des coutumes ancestrales (excision, mariage forcé...), se montre également très critique vis-à-vis du mode de vie occidental. De même, alors qu’elle veut témoigner pour faire connaître le martyre de millions de femmes africaines excisées, elle a l’impression d’avoir trahi son pays, sa religion, son peuple et, surtout, sa mère...
Waris décide alors d’aller retrouver son pays, sa famille, vingt ans après les avoir quittés. Elle est accompagnée dans cette quête par son frère, qui vit lui à Amsterdam. Une nouvelle aventure, une nouvelle rencontre, avec les siens mais aussi avec elle-même, tiraillée entre sa nouvelle position de femme musulmane dans une Somalie en guerre et ses habitudes ou ses modes de pensée occidentales.

J'avais beaucoup aimé Fleur du désert son premier livre,  celui-ci est tout aussi bien. C'est un témoignage émouvant où deux cultures très différentes essayent de cohabiter pendant quelques jours... à lire !!!

jeudi 31 janvier 2013

Certaines n'avaient jamais vu la mer

Nous sommes en 1919. Un bateau quitte l’Empire du Levant avec à son bord plusieurs dizaines de jeunes femmes promises à des Japonais travaillant aux États-Unis, toutes mariées par procuration.
C’est après une éprouvante traversée de l’Océan pacifique qu’elles rencontrent pour la première fois à San Francisco leurs futurs maris. Celui pour lequel elles ont tout abandonné. Celui auquel elles ont tant rêvé. Celui qui va tant les décevoir.
À la façon d’un chœur antique, leurs voix se lèvent et racontent leurs misérables vies d’exilées… leurs nuits de noces, souvent brutales, leurs rudes journées de travail dans les champs, leurs combats pour apprivoiser une langue inconnue, la naissance de leurs enfants, l’humiliation des Blancs… Une véritable clameur jusqu’au silence de la guerre et la détention dans les camps d'internement – l’État considère tout Japonais vivant en Amérique comme traître. Bientôt, l’oubli emporte tout, comme si elles, leurs époux et leurs progénitures n’avaient jamais existé. 

Très beau récit sur l'histoire de ces femmes.
Il faut accrocher au style (phrases très courtes, saccadées). 

mardi 29 janvier 2013

La princesse des glaces

Erica Falck, trente-cinq ans, auteur de biographies installée dans une petite ville paisible de la côte ouest suédoise, découvre le cadavre aux poignets tailladés d’une amie d’enfance, Alexandra Wijkner, nue dans une baignoire d’eau gelée. Impliquée malgré elle dans l’enquête (à moins qu’une certaine tendance naturelle à fouiller la vie des autres ne soit ici à l’oeuvre), Erica se convainc très vite qu’il ne s’agit pas d’un suicide. Sur ce point – et sur beaucoup d’autres –, l’inspecteur Patrik Hedström, amoureux transi, la rejoint.
A la conquête de la vérité, stimulée par un amour naissant, Erica, enquêtrice au foyer façon Desperate Housewives, plonge dans les strates d’une petite société provinciale qu’elle croyait bien connaître et découvre ses secrets, d’autant plus sombres que sera bientôt trouvé le corps d’un peintre clochard – autre mise en scène de suicide.
Au-delà d’une maîtrise évidente des règles de l’enquête et de ses rebondissements, Camilla Läckberg sait à merveille croquer des personnages complexes et – tout à fait dans la ligne de créateurs comme Simenon ou Chabrol – disséquer une petite communauté dont la surface tranquille cache des eaux bien plus troubles qu’on ne le pense.

Très bon livre, lecture facile... je vais découvrir la suite !

samedi 19 janvier 2013

La vérité sur l'affaire Harry Quebert

C'est un des cadeaux de Noël de mon homme.
Nous avions vu l'interview de l'auteur chez Ruquier et ce livre me semblait bien.
La structure est assez originale et l'auteur nous emmène rapidement de page en page avec bien du mal à poser le livre !
A la fois roman et polar je conseille !

À New York, au printemps 2008, alors que l’Amérique bruisse des prémices de l’élection présidentielle, Marcus Goldman, jeune écrivain à succès, est dans la tourmente : il est incapable d’écrire le nouveau roman qu’il doit remettre à son éditeur d’ici quelques mois.
Le délai est près d’expirer quand soudain tout bascule pour lui : son ami et ancien professeur d’université, Harry Quebert, l’un des écrivains les plus respectés du pays, est rattrapé par son passé et se retrouve accusé d’avoir assassiné, en 1975, Nola Kellergan, une jeune fille de 15 ans, avec qui il aurait eu une liaison.
Convaincu de l’innocence de Harry, Marcus abandonne tout pour se rendre dans le New Hampshire et mener son enquête. Il est rapidement dépassé par les événements : l’enquête s’enfonce et il fait l’objet de menaces. Pour innocenter Harry et sauver sa carrière d’écrivain, il doit absolument répondre à trois questions : Qui a tué Nola Kellergan ? Que s’est-il passé dans le New Hampshire à l’été 1975 ? Et comment écrit-on un roman à succès ?
Sous ses airs de thriller à l’américaine, La Vérité sur l’Affaire Harry Quebert est une réflexion sur l’Amérique, sur les travers de la société moderne, sur la littérature, sur la justice et sur les médias.

dimanche 13 janvier 2013

Les lisières

Paul Steiner, écrivain et scénariste en pleine crise de la quarantaine, doit mettre de côté sa vie personnelle et professionnelle pendant quelque semaines pour s’occuper de ses parents malades. Il quitte Paris pour sa périphérie. Un retour dans la banlieue qui l’a vu grandir et qui, au gré des démarches et des rencontres, lui fait soudainement prendre conscience des changements et des limites du monde qui l’entoure, ce dont il n’avait su s'apercevoir à mesure que sa vie avançait et s’accélérait.
A travers le regard de son personnage à un moment charnière de son existence, Olivier Adam dresse le portrait détaillé d’une France et d’une époque semblant atteindre ses limites culturelles et sociales, en tout cas parfaitement incapable de les franchir et de les dépasser. Un récit sans temps mort, porté par une vision du monde à l'épreuve de certains confins qu’il s’agira d’appréhender pour ne pas se laisser engloutir.

Bon disons que c'est de l'Olivier Adam, ça se lit bien ce n'est pas prise de tête mais son côté mélancolique et Caliméro est un peu lours à force ... 
Pour moi c'est plus une autobiographie qu'un roman fictif ...

De rouille et d'os

Un goût de rouille et d’os, c’est l’amère saveur du sang dans la bouche. Quand Eddie se fracture les os des mains, sa carrière de boxeur semble finie. Hanté par un dramatique accident dont il se sent responsable, il se lance dans les combats clandestins pour racheter sa faute…
Deux des nouvelles de ce recueil ont été réunies et adaptées au cinéma par Jacques Audiard. 

C'est rare que je dise cela mais je préfère le film au livre.
Livre trop cru, trop extrême à mon sens.



Un monde sans fin ...

En 1327, quatre enfants sont les témoins d’une poursuite meurtrière dans les bois : un chevalier tue deux soldats au service de la reine, avant d’enfouir dans le sol une lettre mystérieuse, dont le secret pourrait bien mettre en danger la couronne d’Angleterre. Ce jour lie leurs destins à jamais… Les quatre jeunes héros connaîtront chacun une vie exceptionnelle et tourmentée. Gwenda, voleuse espiègle, poursuivra un amour impossible ; Caris, libre et passionnée, qui rêve d’être médecin, devra défier l’autorité de l’Église, et renoncer à celui qu’elle aime ; Merthin deviendra un constructeur de génie, mais, ne pouvant épouser celle qu’il a toujours désirée, rejoindra l’Italie pour accomplir son destin d’architecte ; Ralph – son jeune frère dévoré par l’ambition – deviendra un noble corrompu, prêt à tout pour satisfaire sa soif de pouvoir et de vengeance.

Aussi bien que le premier... on n'a pas envie de refermer le livre !

jeudi 8 novembre 2012

La liste de mes envies

Jocelyne, dite Jo, rêvait d’être styliste à Paris. Elle est mercière à Arras. Elle aime les jolies silhouettes mais n’a pas tout à fait la taille mannequin. Elle aime les livres et écrit un blog de dentellières. Sa mère lui manque et toutes les six minutes son père, malade, oublie sa vie. Elle attendait le prince charmant et c’est Jocelyn, dit Jo, qui s’est présenté. Ils ont eu deux enfants, perdu un ange, et ce deuil a déréglé les choses entre eux. Jo (le mari) est devenu cruel et Jo (l’épouse) a courbé l’échine. Elle est restée. Son amour et sa patience ont eu raison de la méchanceté. Jusqu’au jour où, grâce aux voisines, les jolies jumelles de Coiff’Esthétique, 18.547.301€ lui tombent dessus. Ce jour-là, elle gagne beaucoup. Peut-être.

J'avais hâte de lire ce livre car j'en avais beaucoup entendu parler ... résultat bof ..; du déjà vu ... enfin c'est mon avis personnel ...